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 Les jardins d'Ophel

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Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Dim 06 Déc 2020, 12:42
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel   
Les jardins
d'Ophel
Avec Léonessa & Hermali

A entendre les explications de Léo, il était vrai qu’il avait déjà lu quelque livre sur ladite cavalière.

- Est-ce pour votre mère que vous me parliez de votre envie de rentrer dans l’Ost de Faye ?

Avant qu’elle ne réponde, le jeune botaniste s’excusa d’être aussi intimiste dans ses questions, et ils continuèrent leur chemin. Une horde de chiens les surpris au bout du couloir dans lequel ils venaient de s’engager. La princesse les accueillit avec gentillesse, et Herm remercia encore une fois son masque de cuir, qui cachait son malaise face aux bêtes. Il ne raffolait pas de leur compagnie, et ceux-ci le lui rendaient souvent très bien. Cependant les chiens étaient bien trop occupés à obtenir quelque attention de la part de leur maîtresse pour s’affairer autour du nouveau venu.

Ils prirent place à la tablée auprès de la jeune femme, que Léo présenta comme sa sœur, la princesse des jardins. L’adjectif « talentueux » lui fut attribué, et plus que flatté, il ressentit une certaine gêne ; ce talent lui avait valu plusieurs malheurs par le passé. Toutefois, la gêne fut vite dissipée quand la conversation tourna autour d’un sujet qu’il connaissait, semble-t-il, tout autant que la jeune Ophélie : les plantes médicinales.
Le repas fut très agréable, et l’herboriste ne put que remercier le coup du sort de lui avoir fait bousculer Léonessa et de passer un moment plus que délicieux.

- Eh bien, j’espère que la table de Faye vous sied ? Si vous le permettez, retrouvons-nous dans une heure aux portes de la citadelle, le temps de nous préparer pour le départ. On nous y attendra avec deux chevaux, le monastère n’est qu’à une trentaine de minutes.

Il ne put s’empêcher de lui sourire, et espéra qu’elle décèlerait les plis de ses yeux, montrant que son sourire était sincère ; Herm’ prit congé à son tour et se rendit dans les appartements qui lui avaient été généreusement apprêtés.

Le jeune homme enleva son masque et releva la tête vers le miroir. Seuls ses yeux restaient purs, au milieu de tout ce visage détruit. Il était venu en Faye dans l’unique but de rencontrer les Frères Soigneurs et d’en apprendre plus sur leur médecine.

En sortant ses affaires de sa valise, une petite lettre s’y échappa. Herm’ connaissait déjà le contenu de la lettre mais il ne put se retenir de l’ouvrir et lire les mots qui recouvraient le papier. C’était le dernier message qu’il avait reçu de sa mère avant que celle-ci ne disparaisse totalement de sa vie. Un présent avait accompagné cette lettre, et après des années de colère, il était devenu fier du cadeau que lui avait fait sa mère, car il l’avait comprise. Il ouvrit la boîte dans laquelle il le gardait toujours et un sourire se dessina sur son visage. Sans un mot, il attacha le masque à son visage et se tourna à nouveau vers le miroir.

Les jardins d'Ophel - Page 2 B587bd12

Il se dirigea vers le point de rendez-vous, et malgré une petite avance, il vit que trois cavaliers attendaient déjà. L’un des trois lui fit signe, et en s’approchant, il reconnut le regard de la princesse.

- Auriez-vous déjà… vous estes déjà une cavalière.

D’un geste, Léonessa l’invita à monter en selle et, suivis de près par un autre cavalier, ils partirent vers le monastère. Tout en discutant, Herm’ ne put qu’être subjugué devant l’intensité que dégageait le monastère. Perché sur une petite île, seuls deux immenses ponts aux arches démesurées et d’un blanc immaculé y permettaient l’accès. Il y avait bien un embarcadère en contre-bas, mais celle-ci ne semblait pouvoir accueillir guère plus qu’un ou deux navires. Le monastère se prêtait parfaitement au décor, et méritait tout à fait son titre de forteresse du savoir.

Arrivés devant les portes, Herm se retourna et une des vues les plus somptueuses qu’il lui était donné de voir s’offrit à lui. Ophel était d’une beauté incomparable.
La porte du monastère fut ouverte et on les invita à entrer.


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Les jardins d'Ophel - Page 2 Hermal12


Dernière édition par Hermali Van Thiering le Dim 17 Jan 2021, 20:04, édité 1 fois
Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Ven 11 Déc 2020, 13:08
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel   
Les jardins d'OphelAvec Hermali & Léonessa
« Blessures du coeur, votre trace est amère !
Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer. »


Hermali n’était pas encore là quand elle s’approcha du page et c’est sans aide qu’elle se haussa sur le dos d’Ebène. Cette dernière se tenait tranquille mais renâclait avec nervosité, révélant sa hâte. Nul ne tenta d’aider la princesse à se hisser, connaissant de son autonomie à ce sujet. Elle attrapa le pommeau d’une main leste et se retrouva en selle en moins de deux pour le dire. Tout avait été économie de geste pour gêner le moins possible la jument mais il y avait plus. Cette facilité n’avait rien de gracile, il s’agissait d’un mouvement purement pratique qui favorisait la rapidité à la beauté. Léonessa aurait pu monter ainsi en armure partielle ou même avec une arme à la main.

D’ailleurs sa tenue d’équitation n’avait rien à voir avec l’amazone que les nobles femelles usaient habituellement. Pour respecter au minimum les convenances, le costume était bien doté d’une jupe pour cacher un semblant de ses jambes mais ce n’était qu’un pan de tissu brun et ouvert sur le côté, retenu par un ceinturon. Une fois en selle, il laissait voir que la princesse portait un pantalon masculin tout aussi brun et qui n’avait pas été coupé dans le plus fin des tissus. Il lui permettait une aisance indéniable et nécessaire à cheval. La jeune fille n’avait l’air ni d’une gamine, ni même d’une femme mais avait la prestance d’un très jeune roy, même couverte d’un masque.

Son regard émeraude se porta vers la voix alors qu’elle se redressait sur sa monture. Il brilla de malice à la déclaration presque désabusé de son jeune ami mais elle ne fit pas de commentaire. Elle redevenait elle-même en de telle condition car si le jardin accentuait son apparence de Princesse, sur Ebène la cavalière avait un air de soldat monté. Même sa chevelure se retrouvait tressée de façon à la cacher dans son col.

Ils prirent le chemin du monastère accompagnés d’un homme d’arme que Léonessa présenta brièvement à Hermali. Ils tournèrent dans un espacement entre le mur de la citadelle et la ville afin de prendre par une petite forêt à l’arrière. Ils passèrent deux autres fortifications avant de quitter concrètement les abords du château. En chemin la jeune fille expliquait calmement à son compagnon ce qu’ils voyaient et dans quel esprit, purement martial, cela avait été créé. Ils se retrouvèrent dans des landes surmontant les falaises pour s’en éloigner un peu. C’est alors que le terrain s’inclinait qu’ils aperçurent le lieu de résidence des Frères Soigneurs. Il s’agissait là plus que d’un simple monastère mais d’une petite forteresse quasiment imprenable.


« Je ne saurai vous dire quand ni comment cet endroit fut construit mais vous conviendrez bientôt que leur savoir est digne d’être protégé par ce qui se fait de mieux. »

Léonessa ressentit une émotion à la vue de la merveille qui s’étendait devant eux. La citadelle blanche était magnifique en soit mais il s’agissait de sa maison et d’une construction destinée à exprimer la grandeur de celui qui l’habitait. Quant au monastère, il avait été construit en harmonie avec la nature tout en faisant du lui un donjon difficile à conquérir. Il s’en dégageait une force étrange et un calme profond.

« Vous savez… C’est aussi une première pour moi. Je n’ai jamais pénétré les portes du monastère bien que j’ai souvent traversé leur domaine. Les rares fois où nous avons eu besoin d’eux, c’est au palais que nous les recevions. »

Bientôt, ils atteignirent les portes de la bâtisse après avoir traversé le pont qui faisait de l’endroit une œuvre d’art. Un homme en robe claire les attendait et les accueillit formellement. Léo averti Herm’ qu’elle avait fait précéder un oiseau pour prévenir de leur visite. On les guida au travers de passages ouverts sur le côté, traversés de plusieurs piliers reliés par des arcs.  Ils donnaient sur des cours intérieures, ouvertes sur le ciel et de forme carrées. Elles étaient utilisées comme de potager ou simplement carrelées avec une fontaine en son milieu. A l’étonnement de Léonessa, ils n’aperçurent pas de jardin botanique.

Enfin, après une attente de quelques secondes dans une antichambre, ils furent introduits dans le bureau du Haut Moine, celui-ci était des plus épuré. Il n’y avait pas un seul livre, pas un seul parchemin, pas même d’écritoire, juste une sorte de Prie-Dieu devant une fenêtre. Le Haut Moine se trouvait debout devant cette même fenêtre et se tourna vers eux à leur entrée. Il avait l’allure d’un homme à l’aspect commune, de taille moyenne, ce genre de physique dont on ne garde pas le souvenir. Il était vêtu de cette même robe blanche et même Léonessa n’aurait pu distinguer la différence de hiérarchie avec les autres frères.
La jeune fille s’inclina devant lui telle qu’elle l’avait fait au moine qui les avait accueillis aux portes, montrant le respect que les Faye apportaient à leur caste mais se fut tout.

« Mes salutations Haut Moine, je vous remercie de nous accueillir promptement alors que vous avez été averti qu’au dernier moment. Permettez-moi de vous présenter mon ami, monsieur Hermali Van Thiering qui nous vient tout droit de l’Académie de Botanique d’Envel. »

De sa main, elle désigna son compagnon.

« Hermali, je vous présente le Haut Moine de cette institution… Il est la personne qui m’a soignée lorsque j’étais enfant. »

Il y eut dans la voix de Léo une hésitation car elle avait été plus que simplement soignée mais si elle était décidée à partager son épreuve passée avec le jeune érudit selon ses besoins, la jeune fille n’avait commencé son processus de guérison moral que récemment.

Le Moine s’avança et leur sourit avec amicalité.

- Je suis heureux Léonessa que tu te sois décidée à nous rendre visite bien que je sois triste de voir ce ci sur ton visage, dit-il sans pointer le masque du doigt.

Les yeux intelligents de l’homme se tournèrent vers Hermali. Tous trois demeuraient debout.

- Vous rencontrer est aussi une joie monsieur Van Thiering. Que puis-je faire pour vous ?

La demande ressemblait à une simple formulation et non pas à une question, comme s’il fallait en passer par là pour aller droit au but de leur visite. Léonessa avait déjà une façon assez directe de s’adresser aux gens, plus que cela se faisait dans la haute société d’Envel mais il était clair que le Frère n’était pas là pour perdre son temps.





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Les jardins d'Ophel - Page 2 Lzoone11
Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Dim 17 Jan 2021, 20:26
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel   
Les jardins
d'Ophel
Avec Léonessa & Hermali

Accueillis dès leur arrivée, ils furent emmenés à travers le monastère vers une antichambre. Cette dernière, bien que leur passage y fût très bref, dégagea en lui un certain malaise. La pièce rompait avec le reste de la forteresse, qui lui avait semblé presque amicale ; avec ses jardins d’été, ses arches délicates, le doux bruit des fontaines… Dépouillée de toute âme, l’antichambre ne disposait d’aucun mobilier ou quelque accessoire pouvant habiller les murs. Le malaise se brisa lorsqu’ils passèrent dans la pièce suivante, épurée elle aussi, mais bien moins austère.

Un moine les y attendait, et sans que mot ne soit dit, Léonessa s’inclina devant l’homme. Herm’ tenta de faire de même, mais sa gaucherie refit surface et il ne put présenter qu’une révérence des plus médiocres. Le moine n’en tint pas rigueur et la princesse entama les présentations.

Une phrase attira particulièrement le jeune homme lorsqu’elle les présenta :
« Il est la personne qui m’a soignée lorsque j’étais enfant », d’autant plus qu’il crut entendre la voix de la jeune femme s’effacer un peu.

Le Haut Moine s’avança vers eux en s’adressant d’abord à Léo, et lorsqu’il évoqua son masque, Herm’ ne put s’empêcher de serrer la mâchoire. Lui-même arborait un cache-visage, et dans le commentaire de l’érudit, il décela une peine, qui soutenait le fait qu’il savait. Il connaissait la raison du masque sur le visage de la jeune femme, et était désolé de la voir encore le porter.

Il est vrai que dès qu’il l’avait vu, il s’était demandé que pouvait cacher son masque ; mais il se l’était interdit, connaissant le réel impact de cette question, lui-même l’ayant entendu bien trop de fois.

Leur hôte se tourna vers lui et sans détour, lui demanda la raison de sa visite.

Hermali ne s’était pas attendu à rencontrer aussi rapidement la personne qui allait sûrement l’aider, et il n’eut d’autres choix que d’annoncer ses véritables intentions. Il jeta un léger coup d’œil vers sa nouvelle amie, et détacha le masque qu’il n’enlevait qu’en de rares occasions, et uniquement lorsqu’il était seul. Il se retourna vers le Haut Moine et répondit, lui aussi sans détour, à sa question.

- Je… je suis venu pour faire disparaître mes brûlures. Les plantes ont toujours été d’un grand secours dans mes recherches, mais la connaissance de l’Académie d’Envel ne permet pas de répondre à mes besoins. Si vous le permettez, j’aimerai bénéficier de vos enseignements pour pouvoir me soigner. Je saurai me rendre utile dans un lieu aussi reconnu que votre monastère.

A la grande surprise du jeune homme, le moine ne sembla pas choqué par le visage qui se montrait à lui, mais ne démontra pas non plus de la pitié, comme il avait souvent pu en voir. Son regard était neutre, et plein d’humanité, comme il le serait en regardant toute personne. L’attitude du moine le rassura, bien qu’il aurait aimé la voir dans tous ceux qu’il avait rencontré.

L’hôte des lieux s’approcha de lui et répondit favorablement à sa requête, tout en émettant certaines réserves. Il était tout à fait compréhensible qu’il ne les pose, en effet, rien n’était assuré que le jeune herboriste trouve le remède à son mal-être, le temps étant parfois l’unique voie de guérison.

Remerciant encore le Haut Moine, Herm’ hésita à se retourner vers Léonessa, de peur de sa réaction face à son visage détruit par les flammes il y a de cela des années. Cependant, il aimait cette nouvelle relation qu’il venait de commencer, et ne pas aller au devant de ses propres peurs aurait pu avoir comme effet de briser ce qui ne venait seulement que de naître. Il lui était égal qu’elle soit dégoûtée par un visage aussi disgracieux que le sien.

Gardant son masque dans ses mains, il se retourna vers sa nouvelle amie, et tenta de lui sourire.


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