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 Les jardins d'Ophel [TERMINE]

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Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Dim 18 Oct 2020, 21:32
Sujet : Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins
d'Ophel


Une douce odeur sortit de la rêverie le jeune herboriste. Une odeur ancienne, trop lointaine pour que les souvenirs lui remontent aussi vite. Herm’ referma les yeux et se laissa guider par les saveurs. Une image se forma en lui, mais elle restait floue, il ne parvenait pas à déterminer d’où elle venait. Il s’imprégna de plus belle de cette odeur et l’image s’éclaircit. Il comprit alors où il avait déjà rencontré cette saveur. Sa mère avait l’habitude de cuisiner avec cette épice, qu’elle importait de Faye, la plante étant absente d’Envel. Herm’ se fit submerger par ce souvenir, qui lui paraissait bien plus loin qu’il ne l’était, tant les années s’étaient écoulées depuis la dernière fois où il avait vu sa mère.

La diligence dans laquelle il avait fait tout le voyage s’arrêta et la portière s’ouvrit sur un garde de Faye. Leurs affaires devaient être vérifiées, dans un but que personne ne leur révéla. Ils purent reprendre leur chemin, qui les mena dans la cour principale de la forteresse, où les attendait déjà un officier. Celui-ci les guida vers leurs appartements, réservés d’après ses dires, aux érudits venant des quatre coins du continent. Avant de partir, il prévint les deux mages qu’un dîner aurait lieu pour leur venue le soir même.
Herm’ regarda le vieux mage, qui avait fait le déplacement uniquement pour l’accompagner. Le mage, qui s’était occupé de lui depuis que sa mère l’avait laissé à l’Académie, était devenu son précepteur, son ami, et qui l’avait tiré de bien des situations. Plusieurs fois le jeune garçon avait empoisonné d’autres apprentis, des villageois qui s’étaient moqués de son apparence, ou des soldats enveliens. Seul le jeune mage allait pouvoir s’entretenir avec les frères soigneurs de Faye afin d’être formé auprès d’eux, et de leur apprendre une partie de la médecine envelienne, très réputée à travers le continent.

Par la fenêtre des appartements, on pouvait voir le port et toute la fourmilière s’y affairer. Il était rare de contempler un paysage si décomposé et multiple. Le port tranchait la mer dans une ligne des plus pures, une immense bâtisse rompait la longitude du port par ses tours imposantes et si démesurément hautes. Puis sur la gauche, il vit… somptueux, exquis, fascinants et élégants. Des jardins magnifiques se dressaient au plein centre de la forteresse, amenant ça et là un vent de fraicheur et d’ombre parmi cet amoncellement de roche blanche si pure.

Sans s’en rendre compte, il était devant les portes d’un des innombrables jardins. Celui-ci dégageait une arrogance subtile, un jardin se sachant captivant par ses couleurs et ses contrastes, ses formes si diverses. Hermali s’y engouffra et s’adonna à son plus grand plaisir, la contemplation des plantes. Il ne put s’empêcher de s’approcher de certaines, en dessiner des croquis des autres. Sa balade parmi la végétation lui permis d’oublier son long trajet et le mal du pays qui commençait à naître en lui. Une plante attira tout particulièrement son attention, et il s’y arrêta bien plus longuement. Enlevant doucement son gant de cuir, il approcha doucement ses doigts et dégusta le plaisir du toucher. Les feuilles étaient si douces, et l’odeur qu’elles dégageaient était d’une délicatesse renversante.

Herm’ était tant captivé par la beauté de la plante qu’il ne fit pas attention en se relevant et bouscula une jeune femme.


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Les jardins d'Ophel [TERMINE] Hermal12
Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Lun 19 Oct 2020, 15:02
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins d'OphelAvec Hermali & Léonessa
« Blessures du coeur, votre trace est amère !
Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer. »


La servante étendait derrière elle la cape faite d’un chaud et épais tissu. Son regard baissé vers le pan de celle-ci à ses pieds, l’esprit de Léonessa se trouvait bien loin d’ici dans des réflexions bien complexes pour une jeune fille. Moins d’une heure plus tôt, c’était chez sa vieille amie Colie qu’elle était et non pas dans la peau de la princesse mais en tant que Oona. Oona, l’ancienne gamine des rues devenue aspirant chevalier, vêtue comme n’importe laquelle des jeunes filles du bas peuple. Proprement mais sans richesse aucune, sa robe d’un marron soutenu ne comportait alors pas une seule dorure ni broderie. Une ceinture de cuir simplement tressée pour maintenir son arme et une petite sacoche, rien de moins, rien de plus. Et lorsqu’Oona de l’Hervie se trouvait en permission, chacun se disait que c’était chez la Vieille qu’elle résidait.

Dans l’arrière-cour de la petite maison de ville, elle apercevait son amie par la porte grande ouverte de sa cuisine. Colie s’attelait au-dessus d’une pâte, la marquant de ses mains froissées mais toujours aussi robustes que dans sa jeunesse. Penchée devant la grande table de bois, elle lui parlait de sa voix forte des dernières nouvelles qu’elle avait obtenues au marché ce matin-là. Oona ne l’écoutait que d’une oreille, environnée d’une nuée d’oiseaux. Elle tenait sa main droite levée devant elle, sa paume couverte de quelques graines. Les plus jeunes ne cessaient de voleter autour de l’offrande tandis que la plus vieille oiselle demeurait sur son épaule, comme toujours. La jeune fille souriait, d’un sourire large et éclatant. Son regard étincelait d’une façon qu’il lui était rare.

Elle tourna sur elle-même une fois que sa main se retrouva vide afin de faire fuir les plus farouches. La cour se trouvait être une petite niche dont les murs disparaissaient sous de la verdure et quelques cabanes à oiseaux. Un petit réseau d’eau douce avait été construit pour faire office de source et même des papillons venaient folâtrer dans ce cadre féérique. Oona répondit vaguement à une question de Colie qui repartie dans une diatribe et la guerrière s’agenouilla devant le petit bassin que formait plusieurs cailloux. Elle tendit son doigt et un papillon vint s’y poser, faisant scintiller ses ailes au-dessus de l’eau. La princesse penchait la tête pour l’observer quand elle se fit surprendre par la voix de son amie, plus proche.

- Laisse-les donc tranquilles, à les habituer ainsi à toi, ‘vont finir en cage.

Un soupire et Oona se redressa tout en secouant sa jupe poussiéreuse. Elle se pencha ensuite sur la joue de Colie pour la baiser.

- Je reviendrai te voir sans doute demain ou après-demain…

- C’est ça, fait attention à toi ma p’tite.


***


Le soleil pointait le midi alors qu’il inondait la chambre de la princesse. Par une porte dérobée, elle avait rejoint ses appartements et c’est maintenant dans d’autres types d’atours qu’elle se révélait. La coupe demeurait simple et pratique. Pas de jupons amples comme on les appréciait à la cour d’Envel mais une jupe unique retombant nettement sur les hanches. Malgré ce dépouillement, la matière était riche et duveteuse, d’un vif bordeaux et agrémenté de points de couture d’une rare qualité. Pourtant ce regard… Vide de toute expression, ne semblait guère s’en enorgueillir. L’unique servante que la Princesse acceptait pour son service personnel, s’en inquiéta.

- Vous voici présentable vostre majesté. Je puis ajouter la ceinture aux maillons métalliques si vous le désirez.

Elle savait bien que Léonessa ne le souhaitait guère, tout comme elle connaissait son visage et ses allées et venues. Depuis que l’enfant était toute petite, il s’agissait toujours de la sortir de son mutisme, de la faire parler afin que l’expression orale efface l’absence d’émotion dans laquelle elle se perdait trop souvent. Inlassablement, elle se devait de la rassurer et de nourrir en la princesse, un sentiment de supériorité pour qu’à l’inverse elle cesse de vouloir effacer son humanité. Maintenant elle avait un objectif dans la vie et au-delà de réveiller l’âme de Léonessa, il faisait naître l’espoir dans le cœur de ses proches.

- C’la est inutile, répondit Léonessa d’une voix neutre. Il n’y a guère de beauté à rehausser ici.

Point d’ironie, pas même une note acérée dans sa déclaration. Les mots furent alignés comme simple vérité. Peut-être était-ce pour souligner ce voile qui allait recouvrir son visage une fois qu’il serait rabattu. Qu’importe, la servante claqua la langue en signe de négation et vint tirer sur une manche pour ensuite en nouer les lacets.

- Vostre majestée est bien trop dure envers elle. La beauté de nostre Reyne bien aimée, paix à son âme, se dessinent à nouveau sur les traits de vostre majesté. En plus de sa bravoure et de son mérite, nostre Seigneur et Dieu tout puissant à fait de vostre majesté son élue.

Toute la joie qui faisait briller l’émeraude de ses yeux chez Colie avait disparue pour ne laisser que le froid de la pierre affutée. Mais si la fierté ne s’y lisait guère, il n’y avait pas non plus de dégout pour sa position ni même pour le confort de sa tenue.

- Il n’y a aucun mérite à être moi, il n’y a peut-être pas de hasard mais point de mérite. Ce dieu m’a faite et positionnée ici et maintenant dans ce rôle que lui seul aura choisi pour les raisons que lui seul connait sans pour autant qu’il n’ait vu en moi aucun mérite ni même valeur. Parce qu’il devait y avoir une responsabilité et un responsable, il m’a donc faite telle que j’étais pour se glorifier, lui et lui seul ou bien me punir si ma voie dévie de sa volonté, moi et uniquement moi.

La définition que la jeune fille donna à son existence laissa la servante mal à l’aise et sans voix. Même bien après que la Princesse eut quitté ses appartements.


***


Le gong du déjeuner avait sonné depuis au moins dix minutes et même si Léonessa ne le partageait guère avec l’ensemble des convives du château, ce jour il devait se faire au moins en compagnie de sa sœur Ophélie. La connaissant pour ne pas se montrer là où elle devrait être au moment où elle le devrait, Léo se mis à sa recherche. Elle se doutait qu’elle devait encore travailler auprès de ses plantes et qu’elle ne voyait pas l’heure passer toute à ses études. Ce n’aurait pas été la première fois qu’elle rate l’heure du repas. Ainsi, Léonessa se dit qu’elle la trouverait dans le jardin botanique. Au passage d’un couloir, elle rectifia la position du voile sur son visage pour s’assurer qu’il ne soit visible si elle croisait du monde. Car depuis quelques semaines, il y avait plus de vas et vient à la forteresse entre les invités et leurs serviteurs.

La princesse emprunta le chemin qui menaient aux extérieurs et après avoir traversé les jardins d’agréments, elle passa la porte du jardin botanique d’Ophélie. Elle appela une ou deux fois en déambulant entre les rangées désordonnées mais nul ne lui répondit. Il y eu un bruit et la sensation d’une présence la fit prendre un nouvel embranchement mais trop vivement, car elle se retrouva face à un homme de dos qui, lorsqu’il se redressa, la fit déséquilibrer. Elle voulu faire un pas en arrière mais sa cape la gêna et elle dû s’accrocher au bras de son interlocuteur pour éviter de tomber.

- Oh… Je suis d’une maladresse impardonnable, veuillez m’excuser…

Léonessa redressa la tête et, au travers de son voile, ses yeux rencontrèrent le regard de son vis-à-vis.






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Les jardins d'Ophel [TERMINE] Lzoone11
Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Mer 21 Oct 2020, 22:05
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins
d'Ophel


Les yeux disaient la vérité. C’est en tout cas ce qui lui avait toujours permis d’aller au-delà de la simple pensée de surface lorsqu’il discutait avec une personne. Il a toujours été de nature, chez qui que ce soit, de ne pas toujours dire ce que l’on pense, pour ne pas froisser, éviter un conflit sur de simples mots… Mais le regard, lui, ne pouvait cacher la véritable pensée, celle qui transcendait toutes les autres et qui révélait qui nous sommes au fond de nous.

Lorsque la jeune femme s’excusa, il ne put s’empêcher de plonger ses yeux dans les siens afin que celle-ci ne les détourne pas vers ce qui ne doit être vu. A tâtons, il chercha son gant dans ses poches afin de pouvoir y dissimuler sa main disgracieuse, dans laquelle il sentait encore la douceur de la plante.
Un bref coup d’œil et il vit son habit de cuir étendu au sol. Il ne lui était arrivé qu’une seule fois d’oublier ses gants et jamais plus il ne souhaitait revivre pareille humiliation. Se faire appeler l’empoisonneur a déjà été assez dur à endosser, il avait fallu qu’il s’impute une nouvelle source de moquerie, doublée d’une touche de dégoût.

[…]

L’herbe était douce, et quelques brins craquaient sous les doigts après cette chaude journée. Ce coin de jardin de l’Académie était peu fréquenté, du fait que les plantes qui y poussaient étaient « hideuses » ou manquaient de « charme ». Un jugement si hâtif sur une personne aurait pour effet critiques et regards hautains, pourquoi en serait-il autrement pour les plantes ? Celle-ci pouvait calmer les maux de tête, celle-là pouvait neutraliser une douleur bénigne. Quoi de plus délicieux que de manger une fleur au goût sucré ?

Ses mains épousèrent la terre, et apprécièrent le doux roulement des grains sur sa peau. La rêverie prenait le dessus sur la réalité, enveloppant le jeune homme dans son immense manteau qu’est l’imaginaire.

« … Herm’ ? Herm’ !  J’ai le livre que tu cherchais ! »

Le rêve se brisa et laissa tomber le garçon. Herm’ se hâta de se relever pour récupérer le précieux ouvrage. Il tendit les bras à l’approche de son camarade, et lors d’un court arrêt, il lut le dégout profond dans son regard à la vue de sa peau craquelée et brûlée. Le livre tomba au sol, et le malaise prit place entre les deux hommes. Herm´ se baissa pour ramasser l’écrit et le temps et la honte parurent se pencher sur lui en même temps qu’il courbait le dos.
Rien ne fut plus long que ce moment.

[…]

Tout en tenant encore le bras de la jeune femme, il tenta d’amorcer le dialogue :

« Il n’en est rien, j’aurai dû faire plus attention en me relevant. Vous cherchiez quelqu’un d’autre sûrement, puis-je vous accompagner ? »


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Dernière édition par Hermali Van Thiering le Sam 31 Oct 2020, 12:20, édité 1 fois
Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Jeu 22 Oct 2020, 22:58
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins d'OphelAvec Hermali & Léonessa
« Blessures du coeur, votre trace est amère !
Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer. »


Un éclair, un bref sentiment, lui brûla la poitrine. Si intense et si fulgurant qu’elle ne pu en saisir la signification. Il s’estompa tandis que l’inconnu s’extirpait lui-même de sa rêverie. Léonessa eut aussi l’impression de revenir à la réalité alors qu’aucun souvenirs ne l’avaient pourtant étreinte. Elle n’avait pas non plus remarqué l’égarement de son vis-à-vis, toujours surprise de cette émotion douloureuse qui venait de la traverser. « C’était tout simplement une absence, une simple petite absence », se dit-elle alors que l’homme lui posait une question.

Les mots firent difficilement leur chemin car son regard demeurait toujours braqué sur lui, comme si elle était ailleurs ou peut-être au contraire bien trop perspicace. Finalement, la jeune fille cligna des paupières comme si elle se réveillait et s’écarta doucement de lui pour se donner de la contenance et enfin les mots lui parvinrent clairement. Son esprit se libérait de l’emprunte étrangère comme on ôte de la boue et la sensation fut désagréable, presque aussi douloureuse que la première émotion. Aussi triste que lorsque l’on rompait une amitié, une sorte de lien…

- Oui, oui… Je cherchais sa majesté, l’informa-t-elle en tourna la tête à droite puis à gauche.  La… Princesse Ophélie… Pour le déjeuner.

Léo laissa échapper un léger rire grave, pas très féminin mais il avait la qualité d’être franc. Elle relâchât ses bras devant elle comme pour signifier son abandon.

- Il s’agit, de fait, de ma petite sœur, dit-elle encore avec un soupire qui voulait tout dire.

Elle lui apprenait aussi ainsi quelle était sa propre position dans cet environnement et avec un geste vague du bras, elle engloba l’ensemble du lieu.

- Vous vous trouvez dans son jardin botanique. Son antre secrète, pas si secrète que c’là en fait…

Léonessa rigola puis désigna une plante qui se trouvait à côté d’eux :

- Je crois comprendre que c’est un intérêt que vous semblez tout deux partager ?

Ses mots étaient hésitants, ainsi que sa posture et dans ce geste, elle aperçut un gant par terre, elle se baissa spontanément pour le lui ramasser.

- Serait-ce à vous ?

Elle le lui tendit et ses yeux tombèrent sur sa main meurtrie. Une exclamation lui échappa mais quand elle parla, ce n’était guère du dégout qui vibra dans sa voix mais de la sollicitude.

- Seigneur… Je ne voulais pas me montrer indiscrète. Il semblerait que je sois condamnée à vous mander pardon sans arrêt.

Elle était gênée de sa maladresse, déçue d'elle même et cela se ressentait et maintenant qu’elle était assez loin de lui pour qu’il ne perçoive pas son regard et ne puisse lire sa franchise dans ses yeux, Léonessa ressentait comme le besoin d’exprimer à cet inconnu qu’elle l’acceptait comme ami. C’était là une pensée bien étrange mais elle ne chercha pas à trouver d’où venait cette aspiration, d’elle ou de lui ? Ni du pourquoi, du comment.

Après un court silence, elle glissa sa main sous son bras comme il était de convenance afin de se faire accompagner de lui et l’invita à faire quelques pas dans une rangé de ce qui ressemblait à des sortes de cactus. Même si elle avait voulu y mettre toute la délicatesse dont elle pouvait faire preuve, la princesse ainée demeurait une jeune combattante et assurément cela se ressentit dans sa poigne. En outre, même si son langage était raffiné et de bonne éducation, le ton direct et sans velours dénotait chez elle d’un tempérament honnête et sans séduction aucune.

- Eh bien oui, j’accepte de vous m’accompagniez monsieur…

Le léger silence qu’elle laissa entre eux servait à lui demander son nom tout en restant polie puis elle se présenta elle-même.

- Je crois que vous l’aurez deviné, Léonessa de Faye, enchantée de faire votre connaissance.

Un bref instant, elle le délaissa pour mimer une courte révérence alors que la convenance aurait voulu que ce soit à Hermali de s’incliner devant elle. La jeune fille faisait fi de sa position et voulait lui montrer qu’elle s’en moquait. Elle pensa en elle-même qu’Ophélie aurait fait de même et tenta de se comporter comme sa sœur l’aurait fait, car en vérité elle était bien plus sociale que son ainée. Ophélie était donc son meilleur modèle pour essayer de se montrer cordiale envers l’érudit.

- J’espère cependant que je ne vous oblige pas à jeûner, s'inquiéta-t-elle sincèrement en reprenant d’autorité son bras ainsi que leur déambulation dans les rangés.

Elle se montra attentive à ses réponses et à sa voix qui semblait jeune car l’homme était tout comme elle, le visage en parti caché ce qui en faisait une curiosité pour la princesse. Une curiosité certes car une personne différente de celles qu’elle côtoyait mais pas une bête de foire. Elle-même avait souffert des regards dès lors qu’elle avait décidé de cacher son visage. Elle se dit d’ailleurs en passant qu’ils avaient sans doute quelques expériences en commun mais elle ne se permit pas de poser la moindre question à ce sujet. Léo n’avait elle-même guère envie de parler de ce qui lui était arrivée enfant, elle ne voulait pas même y penser au risque de sombrer à nouveau.

- Je crois que vous êtes bien tombé, vous me permettez de penser à autre chose et cette recherche se transforme en jolie balade. D’ailleurs, dites-moi un peu ce que vous étiez venu faire icelieu ?

Elle qui n’avait pas l’habitude de beaucoup parler, parlait maintenant pour deux mais était-ce peut-être parce qu’elle avait rencontré un être au cœur aussi meurtri que le sien si ce n’est plus.






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Les jardins d'Ophel [TERMINE] Lzoone11
Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Dim 25 Oct 2020, 15:46
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins
d'Ophel


La main de la jeune femme lâcha son bras mais celle-ci ne parut pas encore libérée de sa rêverie. Des mots sortirent de sa bouche de celle-ci, mais ils ne parvinrent pas aux oreilles du jeune herboriste. Herm’ reprit la conversation, tentant de recréer une phrase cohérente avec ce qu’il avait entendu.
L’inconnue se présenta comme l’aînée d’une Ophélie, dont le prénom lui rappelait quelqu’un, mais son esprit ne fit pas les liens. Il écouta avec attention afin de relever le moindre indice qui lui permettrait de connaître celle qu’il avait bousculé.
La bouche séchée par l’émotion, rien ne sortit lorsque la jeune femme ria en montrant les plantes. Son corps ne répondit pas non plus quand elle se baissa pour ramasser son gant. Alors il vit ce qui allait arriver, et ce qu’il redoutait se passa. A la vue de sa main, la jeune femme dont il avait, pendant un bref instant, cru se sentir proche pour une raison qui échappait à son entendement, laissa glisser une exclamation de ses lèvres. Herm’ se prépara à partir honteux, mais la réaction fut tout autre. Il n’entendit ni pitié ni dégoût dans ses paroles, seulement de la sincérité, ainsi qu’une certaine gêne. Il fut de nouveau incapable d’esquisser quelque geste qui soit, jusqu’à ce qu’elle saisisse son bras et lui propose de faire quelques pas ensemble.

Les mots lui revinrent et il put répondre aux questions qu’on lui posait. Hermali se présenta, et bien que la convenance voulût qu’il demande à son tour à l’inconnue de se présenter – par simple courtoisie – il montra un véritable intérêt à ce que la jeune femme lui disait. Un léger malaise s’installa lorsque la princesse aînée de Faye s’inclina devant lui. Ayant toujours ignoré l’éducation de la bienséance que l’Académie donnait, il ne sut comment réagir face à sa révérence, encore moins la révérence d’une princesse, bien que celle-ci ne sembla pas y prêter une grande importance. Léonessa reprit la conversation et contrairement à ce qu’il voyait la plupart du temps, il lut dans son regard un véritable intérêt à discuter avec lui. Il laissa échapper un rire en pensant à ce qu’il pouvait lui répondre.

« Les dîners m’ont toujours ennuyé, on ne sait jamais s’ils sont plus organisés par vanité ou par obligation. Il est bien plus intéressant de profiter de la beauté éphémère des plantes que d’écouter flatteries et mondanités, ne trouvez-vous pas ? »

Herm’ écouta la princesse avec plaisir. Peu de personnes discutaient avec lui comme elle le faisait. Il aimait à croire qu’elle appréciait également sa compagnie.
Plusieurs fois l’expression « vous me permettez de penser à autre chose » que Léonessa avait employé lui revint en tête. Il avait rarement rencontré des personnes de haut rang, encore moins discuté avec elles, mais de ce qu’il avait entendu, les discours restaient très superficiels. Quelles pensées occupaient actuellement la jeune femme pour qu’elle en soit troublée, et que discuter avec un inconnu lui permette, en quelque sorte, de s’échapper ?
Leur discussion aurait pu sembler très amicale, comme s’ils se connaissaient depuis des années, mais il ne pouvait se permettre de poser des questions de ce genre.

« J’ai cru entendre que la délégation envelienne aurait bientôt traversé le pays. Le déplacement de notre Roy Mareck occupait toutes les discussions à l’Académie avant mon départ. Cependant personne ne semblait véritable informé de la cause d’un tel déplacement. Peut-être en savez-vous davantage ? »

Un léger silence s’installa avant que la princesse ne lui réponde. Un flou entourait ses paroles mais le regard en disait bien plus.
Il fut proposé de continuer la promenade et le sujet de conversation changea. Herm’ s’en voulut d’avoir instauré un malaise chez sa vis-à-vis. Le malaise se dissipa au détour d’une allée du jardin, et la complicité qu’ils avaient eu quelque temps plus tôt revint.
Cette rencontre fortuite était, il le pensa, bienvenue pour tout deux ; les sortant de leurs sombres pensées, éloignant pour un temps chagrin ou inquiétudes.


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Les jardins d'Ophel [TERMINE] Hermal12


Dernière édition par Hermali Van Thiering le Sam 31 Oct 2020, 12:21, édité 1 fois

Uiseann d'Envel et Léonessa de Faye apprécient le geste.

Hermali Van Thiering n'apprécie pas le geste.

Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Ven 30 Oct 2020, 11:55
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins d'OphelAvec Hermali & Léonessa
« Blessures du coeur, votre trace est amère !
Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer. »


Lorsqu’il se présenta, la princesse lui avait jeté un regard en biais.

- Cela ne sonne guère Faye… Seriez-vous originaire d’Envel ?

Puis c’était à son tour de révéler son nom. Léonessa ne sembla pas remarquer le manque de bienséance d’Hermali. Au contraire, elle avait réagi un peu vivement de façon à devancer une quelconque gêne. Elle lui jeta un nouveau regard alors qu’elle se trouvait à nouveau à son bras quand le jeune homme rit d’une de ses remarques. Il ne pu voir son sourire derrière son voile mais la jeune fille le sentit se détendre et il pouvait certainement la sentir faire de même.

En effet, la grande brune était comme une éponge, s’adaptant à son environnement et surtout à ceux qui l’entouraient. Cela contribuait au fait qu'elle n'apprécie guère la foule, trop d'émotions en un même endroit, trop de pensées obsessives... C'était alors la peur, plus que la gêne qui la troublait.

« Les dîners m’ont toujours ennuyé, on ne sait jamais s’ils sont plus organisés par vanité ou par obligation. Il est bien plus intéressant de profiter de la beauté éphémère des plantes que d’écouter flatteries et mondanités, ne trouvez-vous pas ?

Léonessa rit à son tour.

- Mon Père… Le Roi… Serait fort mari de vous entendre dire cela.

Elle fit une pose pour se jouer un peu de lui mais le rassura sur un ton taquin :

- En vérité, je pense comme vous. Diner icelieu serait tellement plus appréciable ! Enfin... Des personnalités intéressantes se trouvent surement dans le tas de ces flatteurs. L’assemblée de Faye n'est d'ailleurs pas de la qualité de ce que l'on peu imaginer à Envel, je suppose… Vous choquerai-je en vous disant que nombre de ces gens, ont sauté sur les genoux de mon père dans leur enfance ? »

Les deux jeunes gens continuaient de marcher lentement, faisant parfois un petit arrêt devant tel ou tel plante. Bientôt on entendit au loin de la musique, preuve que le déjeuner avait bien débuté mais la rencontre lui coupait la faim. Il était rare de voir de nouvelles têtes tant Ophel était éloignée des frontières du sud. Mais comme souvent, la princesse qu’elle était, imaginais malgré tout les rires et les danses. Cela se faisait plutôt le soir en réalité. Il y avait bien peu de monde le midi car la plupart des gens travaillaient sur les terres du roi et même les seigneurs mettaient bien souvent la main à la pâte pour aider leurs serfs. Quant aux soldats, s'ils n'étaient pas de garde, ils s’entrainaient et elle-même devrait retrouver l’Ordre dans la soirée.

« J’ai cru entendre que la délégation envelienne aurait bientôt traversé le pays. Le déplacement de notre Roy Mareck occupait toutes les discussions à l’Académie avant mon départ. Cependant personne ne semblait véritable informé de la cause d’un tel déplacement. Peut-être en savez-vous davantage ? »

Léonessa eu un mouvement brusque de la tête pour regarder Hermali, trahissant sa surprise.

- Ainsi, un Roi s’approche… Léo secoua la tête. Non, je n’étais guère au courant de c’la.

Ne rajoutant rien, ils reprirent leur chemin. Léonessa, dans ses pensées ne remarqua pas le léger malaise. Elle pensait alors au tumulte que cela générerait dans la ville car de toute sa jeune vie, aucun roi d’aucun royaume ne s’était déplacé jusqu’à Faye. Cela signifiait soit que l’heure était grave, soit d’une annonce extraordinaire mais ce n’était certainement pas une visite de courtoisie.

Notant ceci dans un coin de sa tête elle reprit sa conversation avec le jeune homme. Elle se dérida car il était facile de discuter avec Hermali. Elle le trouvait censé et cultivé et cela valait bien mieux que l’assurance démesuré de la plupart des nobles qu’elle connaissait. Le calme et le choix des mots de son compagnon la mettait en confiance et elle avait l’impression que se montrer ouverte, tout simplement elle-même, rassurait en retour l’envelien.

- Vous ne m’avez toujours pas dit ce que vous veniez faire ici ? A Faye je veux dire... Etudiez-vous les fleurs ?

Léonessa ne s’intéressait pas vraiment aux plantes, même si elle se sentait bien mieux en pleine nature qu'en ville, et le terme de « fleurs » pour généraliser l’ensemble de la faune le révélait. Mais elle accordait toujours une oreille attentive aux intérêts des autres, comme quand sa sœur faisait une découverte et qu’elle lui en rabattait les oreilles pendant des heures.

Alors qu'ils prenaient un nouvel embranchement, elle l’invita d’une pression à s’arrêter devant un plant dont elle ignorait le nom et lui demanda :

- Tenez… Connaissez-vous donc celle-ci ?

Ce qu’elle lui désigna de la main se trouvait être une jolie fleur blanche au cœur rouge dont le centre se formait d’une tige avec plusieurs brins jaunes.





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Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Sam 14 Nov 2020, 16:04
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins
d'Ophel


La conversation était simple, mais bien plus plaisante qu’il n’aurait pu le penser au premier abord de la princesse. Quelques rires et sourires, une balade calme et appréciable.

- Vous ne m’avez toujours pas dit ce que vous veniez faire ici ? A Faye je veux dire... Etudiez-vous les fleurs ?

Il sourit lorsque la jeune femme évoqua tout un univers par le mot « fleur ». Un petit sourire emprunt de compréhension bien entendu. Nombre sont ceux qui ne connaissent pas un domaine l’englobent dans un nom commun, que tout un chacun peut comprendre. Herm’ le premier, d’ailleurs. Certes il faisait parti des Maistres du Savoir, mais cela ne l’empêchait guère de tout ignorer de la politique ou du commerce, alors que ce dernier est très florissant dans son pays.

- Oui j’étudie les plantes, médicinales principalement. Je cherche un remède contre… Oh, pardonnez-moi, je doute que mes objectifs personnels soient un sujet très divertissant. Il est dit que les Frères Soigneurs de Faye ont beaucoup à m’apprendre pour mes recherches.

Il ne put nier le fait que l’attention que Léonessa lui portait ne le laissait pas indifférent. Peu de monde portait un certain intérêt pour un sujet dont on ignore presque tout. La balade continuait jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent sur un plant d’oseille.

- Tenez… Connaissez-vous donc celle-ci ?

L’herboriste se détacha de l’étreinte légère de la jeune femme pour s’approcher plus près de la plante.

- C’est un Hibiscus, il possède d’ailleurs des propriétés intéressantes. Vous m’aviez dit que ce jardin était celui de votre sœur ? Je n’ai pu m’empêcher de remarquer de nombreuses plantes fascinantes, votre sœur doit être une personne remarquable…

Il marqua une pause avant de se relever et reprendre leur discussion. Peut-être n’était-ce pas le cas, mais il ne cessait de se dire intérieurement qu’il avait blessé la princesse en complimentant sa sœur. Sa maladresse innée avait repris le dessus sans qu’il ne s’en aperçoive.

- Parlez-moi de vous, je ne puis penser que vous ne faites que vous promener à longueur de journée.

Il avait été surpris par la force avec laquelle Léonessa s’était accroché à lui pour ne pas tomber lorsqu’il l’avait bousculé par mégarde un peu plus tôt. Il ne connaissait pas assez les habitants de Faye, mais il se doutait qu’il n’y avait peu de différence avec les seigneuries d’Envel. Plusieurs dignitaires enveliens avaient été de passage à l’Académie, et peu d’entre eux semblaient dotés d’une robustesse, ne pouvant porter leurs affaires eux-mêmes ne serait-ce que pour se déplacer d’une pièce à une autre. Les rares personnes qui avaient dégagées une force de corps et d’esprits sont les artisans et les soldats… Les expériences passées du jeune homme l’avaient amené à exprimer une certaine réticence face aux soldats. Il ne put s’empêcher d’imprimer une expression de dégout sur son visage en repensant à ces événements, mais celle-ci fut cachée, il s’en remercia, par son masque de cuir.
Herm’ plongea son regard dans les yeux de Léo en écoutant sa réponse.


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Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Jeu 19 Nov 2020, 16:21
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins d'OphelAvec Hermali & Léonessa
« Blessures du coeur, votre trace est amère !
Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer. »


Hermali employa les termes de « plantes médicinales » et l’intérêt de Léonessa fut piqué. Pour une princesse cela pouvait sembler incongrue mais pour l’écuyère qu’elle était, elle mesurait grandement l’intérêt d’une telle science. Elle avait simplement secoué la tête quand il s’excusa mais elle garda en mémoire cette information.

Le jeune herboriste observait maintenant la plante qu’elle lui avait désigné et la jeune fille contourna la fleur dans l’autre de sens de façon à se retrouver en face d’Hermali. Elle le regarda l’étudier en silence et eu un sourire lorsqu’il supposa qu’Ophélie était une personne remarquable.

- A bien des endroits elle l’est. Bien sûr, elle a requis les enseignements des Soigneurs pour cumuler ce que vous voyez icelieu mais lorsqu’Ophélie à une passion, elle la mène à maturité et lorsque l’on est la fille du Roi, cela prend le sens que vous voyez là…

Léonessa fit un geste global de la main pour désigner la serre. L’intonation dont elle usa en parlant de sa cadette, exprimait bien qu’elle était loin d’avoir été offensée, au contraire. L’affection se devinait nettement, profonde et inébranlable.

- D’ailleurs en parlant des Frères, estes-vous déjà en relation ? Car je puis vous conduire tantôt à leur monastère si c’la peut vous aider. J’ai… Bénéficié de leurs talents lorsque j’étais enfant.

Les dernières paroles étaient un peu hésitantes et la voix se fit plus basse alors qu’elle eut un geste de la main vers son visage voilé. Le ton trahissait que le sujet lui était déplaisant, si ce n’est douloureux. Qu’elle mentionne l’évènement malgré cela, démontrait donc combien il lui importait de lui être utile. Puis il lui demanda de lui parler d’elle et son humeur bascula à nouveau du bon côté. Un rire lui parvint même. Non pas cristallin comme on l’attendait des jeunes filles de son rang mais presque masculin, franc et spontané, grave mais velouté.

- Oh si vous saviez ! S’exclama-t-elle. Malheureusement c’est un secret… Nous ne sommes pas suffisamment intimes pour que je puis vous révéler à quoi je passe mes journées.

Elle le taquinait mais il y avait une part de vérité. Elle eut un mouvement pour reprendre leur promenade mais elle continua à parler, sur le même ton, plutôt joyeux et taquin :

- En vérité, je rêve de porter l’épée et non pas la robe et le brocart dans lesquels vous me voyez ci-présent même si cela doit être ma destinée, je suppose. Mais ici à Faye, une princesse dans un Ost serait très mal vue, déjà nous n’avons pas l’habitude de voir une femme soldate contrairement à Envel.

Un semblant de vérité tout en brouillant les pistes, Léonessa ne lui mentait pas. Rien dans ces mots ne disait à Hermali qu’elle appartenait à l’armée de Faye mais à parler de l’Ost plutôt que de la Chevalerie, Léonessa usait de son esprit stratège pour le conduire à de mauvaises suppositions.

- Ce souhait vous choque-t-il ? Demanda-t-elle inquiète.

Hermali la regardait comme si la réponse dépendait de vie ou de mort et elle ressenti un léger malaise qu’elle ne comprenait pas car elle pensait se sentir plutôt allègre une minute plus tôt. Elle ne sut si cela venait d’elle ou pas mais Léo tenta de chasser cette idée.

Ils étaient sortis de la serre et arrivaient près d’une fontaine. Au loin, une servante les aperçus près d’une porte mais elle ne bougea pas et fit mine d’attendre. La princesse s’assit sur le rebord de la margelle usant de grâce de façon marqué car elle savait qu’elle avait tendance à perdre ses bonnes manières au sein de l’Ordre.

- Eh bien, que diriez-vous de déjeuner avec moi ? J’aimerais que vous me parliez de vos recherches. Je vous assure que cela m’intéresse beaucoup !





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Hermali Van Thiering apprécie le geste.

Hermali Van Thiering

Identité
Titre ::
Âge: 27 ans
Race: Humain


Hermali Van Thiering

Mage
Dim 22 Nov 2020, 13:06
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins
d'Ophel


Il sentait l’affection que la jeune femme avait pour sa sœur lorsque celle-ci en parlait, presque une certaine fierté, en montrant d’un geste le jardin si vaste que la cadette avait créé.

- Oh non, il m’a été bien plus aisé de traverser deux pays que de rencontrer les Frères. Je ne saurai vous remercier si vous m’y accompagniez prochainement. Vous semblez…

Le temps que les connexions se fassent, il avait déjà commencé à glisser sur un terrain sensible. L’hésitation dans la voix de Léonessa trahissait un certain retient sur ses relations avec les Frères et Herm’ lui demanda de parler d’elle, pour changer de sujet et éviter une nouvelle fois une gêne. Il n’était pas des plus doués pour la discussion mais savait quand un sujet devait être évité, lui-même ayant des pans de son passé qu’il ne souhaiterait évoquer pour rien au monde.

- Qu’y aurait-il de troublant dans le fait d’aspirer à devenir ce que l’on veut ? Il nous est donné diverses opportunités, on se doit de les saisir, que cela en déplaise. Vous ne devriez pas reculer pour faire partie d’un Ost, si tel est votre volonté. Les femmes d’Envel ont toute liberté à manier l’épée, pourquoi ne seriez-vous pas celle qui défie cette commodité ?

Et il s’y connaissait en opportunités. Beaucoup lui avaient été enlevées, mais il avait su les recréer à son avantage. L’exaspération des Académiciens était ce qu’il avait le plus souvent récolté après avoir saisi quelque à-propos ; mais certains résultats avaient été plus que satisfaisants, lui permettant d’atteindre plusieurs de ses objectifs.
L’herboriste était de nouveau parti dans ses pensées et ne s’aperçut de leur sortie de la serre que lorsqu’un léger vent vint caresser ses yeux et les humidifier.

La princesse s’assit doucement sur le rebord de la fontaine, et mettant encore en porte-à-faux son éducation limitée sur les règles de bienséance, il ne sut s’il se devait de s’asseoir à son côté, ou rester debout. Choisissant la deuxième option, il accueillit la proposition que la jeune femme lui fit avec joie. Herm lui tendit son bras afin de l’aider à se redresser, comme il avait déjà vu des hommes de la cour le faire. Intérieurement, il avait presque honte de son attitude, qui allait à l’encontre de plusieurs de ses choix qu’il avait pu faire depuis des années. Mais il appréciait fortement cette nouvelle compagnie, une personne avec qui parler, et entre lesquelles une amitié était née.

Ils se dirigèrent vers le château, et une servante attendait devant la porte, comme si elle les avait surveillés depuis le début. Léonessa lui glissa quelques mots et la servante ouvrit la porte en leur souriant.
Un petit hall orné de quelques tapisseries s’offrit à eux, et Herm se laissa guider par la princesse, qui de fait, connaissait cet endroit mieux que personne.
Au cours de leur avancée, ils passèrent devant une galerie et un tableau attira l'œil du jeune homme. Une femme y était peinte, brune, yeux bleus, un regard doux, grande et élancée, il lui semblait l'avoir déjà vu lors d'un de ses passages à la bibliothèque de Varenne.

- Excusez-moi, qui est-ce ?  Son regard ne m'est pas inconnu...


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Léonessa de Faye apprécie le geste.

Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Jeu 26 Nov 2020, 14:40
Sujet : Re: Les jardins d'Ophel [TERMINE]   
Les jardins d'OphelAvec Hermali & Léonessa
« Blessures du coeur, votre trace est amère !
Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer. »


Il ne pu le voir mais qu’il accepte sa proposition de l’accompagner chez les Frères Soigneurs fit naitre un sourire sur les lèvres de la princesse. En effet, en dehors de l’Ordre, les occasions de sortie étaient rares et avoir un nouveau programme satisfaisait la jeune fille. Surtout si cela devait se faire en compagnie d’un nouvel ami tout aussi discret qu’elle-même.

« Très bien, alors c’est dit ! Conclut-elle. »

Un sentiment de hardiesse gonfla son cœur lorsqu’il l’encouragea.

« Vous avez raison messire. Qu’est-ce qui m’en empêche en effet. »

Il y avait de la détermination dans sa voix. Elle ne lui révéla toujours pas que c’était une chose faite, du moins à moitié car personne ne savait qui se cachait derrière le visage d’Oona. Le plus dur dans l’avenir serait de révéler ceci à toute la population. Quoi que peut-être n’aurait-elle pas à le faire si elle devait mourir au combat… Léonessa chassa cette pensée. La venue de la délégation envelienne ne signifiait pas qu’elle devrait se battre un jour, et encore moins que son père l’accepta.

Herm’ accepta donc de déjeuner en sa compagnie et Léo se redressa vivement, fort ravis de cela. Une fois à l’intérieur, ils passèrent plusieurs volées de couloirs tandis que la servante les avait devancés, surement pour prévenir de leur arrivée et qu’il y aurait un couvert de plus.

Son compagnon s’arrêta alors et la jeune fille leva les yeux vers le tableau qu’il désignait. Elle mit quelques secondes à répondre :

« Il s’agit de la Reyne défunte. Victa La Douce… Ma mère. »

Il ne transparaissait pas de peine dans sa voix. En vérité, la jeune fille avait pris le temps de maitriser son timbre afin de répondre de la façon la plus neutre possible et c’est avec fierté qu’elle ajouta.

« Elle est connue à Envel pour avoir été l’une des membres de l’Ost dans la faction des cavalières. Elle a rencontré Père lors de la guerre contre l’Empire. C’est surement pour cela qu’elle vous parait familière, elle est fort honorée à Varenne. »

Bien sûr, Léonessa parlait au présent car les hauts fait de sa mère étaient même enseignés dans les écoles.

Ils continuèrent leur chemin et arrivèrent enfin dans une petite pièce chaude et intimiste. A son arrivé toute une bande de chiens se ruèrent aux pieds de la princesse ainée. Ophélie était justement là en train de manger en feuilletant quelque livre de botanique surement et les accueillit par un joyeux « vous êtes en retard ! ». Léo préféra ne pas préciser qu’elle était justement allée la chercher et à la place lui présenta Hermalie Van Thiering comme une talentueux botaniste tout droit venu d’Envel.

Ils s’installèrent enfin et les deux sœurs, dont Ophélie qui était de très bonne compagnie, firent de leur mieux pour rendre se moment agréable à l’érudit. La cadette le submergea d’ailleurs d’innombrables questions et discuta avec lui à bâton rompu sur les plantes médicinales. Le repas se passa tranquillement dans une ambiance bonne enfant dans laquelle Léo donna le ton par quelques propos sentis mais moins passionnés que sa sœur. A la fin, Léonessa se tourna vers le jeune homme.

« Eh bien, j’espère que la table de Faye vous sied ? Si vous le permettez, retrouvons-nous dans une heure aux portes de la citadelle, le temps de nous préparer pour le départ. On nous y attendra avec deux chevaux, le monastère n’est qu’à une trentaine de minutes. »

La princesse se leva alors et alla baiser la joue d’Ophélie avant de sortir suivie de près de ses chiens. Un peu moins d’une heure plus tard, elle apparut devant la blanche citadelle en tenue de cavalière et d’un masque noir à la place du voile. Un homme tenait deux montures tandis qu’un cavalier armé se trouvait déjà en scelle pour les accompagner.





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