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 Léonessa de Faye

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Léonessa de Faye

Identité
Titre :: Princesse de Faye
Âge: 19 ans
Race: Nephiliim


Léonessa de Faye

Ecuyer
Ven 09 Oct 2020, 14:39
Sujet : Léonessa de Faye   
Léonessa
de Faye

Identité


  • Titre de noblesse : Princesse de Faye

  • Âge : 19 ans

  • Genre :

  • Race : Nephilim

  • Classe : Combattant


  • Corporation : Les Lions de faye Rang : 2

  • Don : don de Prémonition Niveau : 1

  • Magie : Aucune Rang : /

  • Alignement : Loyal/Bon



Physique et Psychologie

La mer se brise et se fracasse par-delà le balcon soumis au regard inquisiteur de l’enfant. Les tentures bordeaux, soufflées par le vent, dansent et basculent entre l’intérieur de la chambre à coucher et l’extérieur flamboyant. Au soleil couchant, l’Ouest rayonne dans toute sa splendeur. Les mains à plat sur la pierre blanche, une fille scrute l’horizon. Ses yeux ont l’expression aussi heurtés que l’émeraude et en portent le même éclat verdoyant. Point d’autres trésors ne sont offerts au regard que ces yeux et cette chevelure ténébreuse qui ondoie jusqu’à ses reins, car un masque de velours accompagné d'un voile sombre recouvre le reste. Elle n’est pas grande et semble fragile mais pour l’œil acéré, son corps a la sècheresse de l’adolescence.

[...]

La grande perche, comme l’on nommait Léonessa à l'école des aspirants, avait un don certain, presque surnaturel lorsqu’il s’agissait de comprendre son opposant. Mais si avec les humains elle n’arrivait pas à l’utiliser pour se faire des alliés, avec les animaux c’était tout autre chose. La princesse semblait pouvoir créer des liens profonds avec ces derniers. Au Palais, Léonessa avait tout une troupe de chiens qu’elle avait éduqués sans compter les rapaces pour lesquels elle nourrissait la même passion que sa mère. Tout cela était loin car à l’école, elle avait dû tout laisser derrière elle, même son vrai nom. Car on la connaissait là bas sous le nom de Oona de l'Hervie, une fille venue d'on ne sait où, surement d'Envel mais elle est assez avare d'informations dès lors qu'il s'agit de parler d'elle.

[...]

Le physique de Léonessa changea nettement. Déjà musclée par l’équitation, ses efforts intensifs et sa croissance rapide l’avaient d’abord amaigrie et elle apparaissait comme une tige aux regards des autres adolescents. Les nouveaux exercices assortis à de la nourriture adaptée, la changèrent du tout au tout. Ses épaules s’arrondirent, son corps s’emplit et sa taille se développa pour lui donner un aspect plus femme et bien moins jeune fille.




Histoire

Léonessa avait vu la belle chevelure de sa mère se déployer tandis qu’elle se retournait vivement. […] Il y eut un craquement, une partie du toit tomba sur un côté et un cri déchira le silence empli de tension. Celui de la Reine… N’y tenant plus, Léonessa s’arracha à la main de la bonne pour s’infiltrer à son tour dans les écuries.

Elle appela… Une première fois, puis une seconde fois… Il n’y eut pas de réponse alors Léonessa s’enfonça, ne reconnaissant plus où elle se trouvait tant l’immense structure était méconnaissable. Elle appela et avança jusqu’à ce qu’elle commence à suffoquer bien avant qu’elle ne sente la chaleur se rapprocher de sa chair. Soudain une poutre s’effondra non loin et des éclats brulants lui fouettèrent le visage. Bientôt elle ne put plus respirer et tomba, ses mains rencontrèrent les flammes, lui arrachant un cri de douleur. La nausée lui vrillait l’estomac quand une ombre apparu au-dessus d’elle.

Léonessa fut couverte d’un linge humide et alors qu’elle avait conscience qu’on la soulevait, elle put à nouveau respirer. Une fois dehors, près d’un rocher, Conrad la découvrit et lorsqu’elle le reconnut elle demanda :

- Maman ?

Son père ne répondit pas, ferma les yeux et la serra contre lui, bien trop fort. Léonessa se débattit et cria le nom de sa mère. Elle griffa les bras qui la retenaient, battit l’air de ses petits poings et crut bien se libérer une ou deux fois, tendant sa main abimée vers les écuries qui sombraient.

- Maman ! Mamaaaan !

Des larmes de fureur tâchaient son visage sale. L’enfant hurlait sa douleur et Conrad resserra plus encore son étreinte. Gémissant encore dans ses bras, Léonessa avait sur la langue le goût de la mort. Amère et nauséabonde, elle en vomit ses entrailles sur l’herbe. Conrad écartait sa chevelure tandis qu’elle mollissait, et la maintint jusqu’à ce que l’enfant perde presque connaissance.



Chapitre 1 | Je suis un Chevalier

Hey toi ! Léonessa s’arrête brusquement. Elle tourne la tête en direction de la voix grésillante pour découvrir une petite vieille aux yeux bleus perçants debout au portillon de son jardin. Elle était dotée qu’une longue chevelure blanchie par l’âge nouée en une seule natte  T’ai jamais vu par ici, lance la vieille en lui prenant une mèche de cheveux, les sourcils froncés. C’quoi ton p’tit nom ? Silence... Oona madame [...]

Le premier jour de leur rencontre, Colie l’avait décrassée car l’enfant s’était grimée pour ne pas être reconnue puis l’avait vêtue telle une paysanne, couvrant sa chevelure d’un bonnet de bergère. Plus tard, elle lui avait trouvé une place de garde mouton qu’elle occupait quelques heures en semaine. Léonessa se demandait encore si la vieille l’avait démasquée. Colie ne cessait de lui conter des histoires, elle connaissait tout le monde et avait des anecdotes sur chacun. Elle lui avait ouvert les portes des petites gens, elle lui narrait les temps anciens, lui parlait d’un roi valeureux et de sa belle et courageuse épouse. Colie lui racontait comment les chevaliers de Faye rendaient gloire au royaume et elle fit naître en l’enfant le rêve d’une nation forte, lui transmit le besoin de participer à quelque chose de plus grand qu’elle et d’écrire à son tour l’histoire. Une idée folle germa alors dans l’esprit de Léonessa. Elle désirait intégrer l’école de garçons rattachée à l’Ordre de Chevalerie de Faye, persuadée qu’elle était faite pour cela.



Chapitre 2 | Que tombent les masques

- Je ne sais que trop bien Père, qu’il me faudra m’entraîner dix fois plus que les autres mais vous savez combien Maistre Mendel m’a entrainée dans bien des domaines et que je suis loin d’être mauvaise en la matière.

- Tu abandonnerais le masque ?

- J’y pense en effet,
dit-elle prudemment. En tant que Oona de L'Hervie. Ici, au château, je redeviendrai la Princesse, vostre héritière. Léonessa secoua la tête avant de la baisser vers sa main qui caressait le crâne du petit chien. Ne me regardez pas ainsi Père ! Certes, je désire prendre une autre identité, je sais combien cela peut paraître malhonnête…

- Ça l’est de fait, répliqua le Roi.

- Certes, certes… Cependant je veux m’y faire une place par moi-même et non grâce à mon nom. Je vous en prie… Mon Roi…

- Il te faudrait l’accord de Sir Mendel ainsi que de ton oncle… Mais en ce qui me concerne, je te donne ma bénédiction, répondit Conrad après une longue hésitation. Mais à une seule condition, s’empressa-t-il de rajouter. Montre-moi ton visage. Ici… Et maintenant.



Chapitre 3 | Ce que je vois n'est pas ce que je suis

Chut, chut… La voix berçait l’enfant alors que les larmes jaillissaient pour ne jamais tarir. L’odeur âcre et écœurante de la fumée lui collait toujours à la peau et la douleur ne voulait plus la quitter. Léonessa ne faisait plus la différence entre celle de sa chair et celle qui au fond de son âme tambourinait comme pour en sortir. Elle voulait qu’elle sorte, elle voulait tellement que cette dernière sorte ! En être délivrée… Alors elle criait, pleurait, se débattait encore même après de longues heures. Même après que son père l’eut emportée au Palais et toujours, là, enlacée dans ses bras forts, elle criait, les larmes de Conrad se mêlant à ceux de la petite fille.

[…]

Le soigneur l’arrêta devant la porte. Elle guérira. Les brûlures étaient profondes, surtout au niveau du visage et des mains mais les rites ont fait leur effet. […] Lorsque Léonessa l’aperçut son petit visage se déforma en une grimace de tristesse enfantine et des larmes perlèrent à ses cils.

- Papa, gémit-elle en tirant sur sa peau faciale. Regarde-moi… Elle est plus là ! Elle est plus là !

Conrad bougea enfin lorsqu’elle se mit à se griffer le visage en hurlant de plus en plus fort.

- Je ne veux pas, enlève-le ! S’il te plait, enlève-le !

- Mais que veux-tu que je t’enlève voyons ?

- Mon visage, efface-le.


Quelques semaines plus tard, elle apparut affublée d’un voile si opaque que l’on ne percevait pas même l’ombre de son nez. Tenu par un serre tête, il recouvrait aussi ses cheveux et tombait longuement dans son dos. Pourtant plus aucune trace de brûlures ne marquait ni son visage ni ses mains.



Chapitre 4 | Nouvelle naissance

Du haut de la tour, Mendel et Conrad l’avaient regardé s’éloigner. Ses cheveux de gaie se distinguant à peine, qui ondulaient dans son dos et le bruit des sabots se répercutant au loin. Léonessa avait atteint l’orée de la forêt et avait ralenti son allure. Le regard de Conrad brillait dans la nuit d’une étincelle toute particulière, il brillait d’espoir. Dois-je la faire arrêter Monseigneur ? Avait demandé Mendel. Non, fais-la suivre mais laissez-lui de la place, avait répondu le roi.



Chapitre 5 | Premiers combats

Le silence et l’ombre la firent s’arrêter juste avant le second escalier. Ses paupières clignèrent comme si elle s’éveillait et ses narines frémirent. […] Quelque chose la frappa de plein fouet à l’arrière du crâne et elle se retrouva par terre. Bien qu’elle eût conscience des bras qui la soulevaient, elle eut du mal à reprendre ses esprits. C’est alors qu’elle sentit le souffle d’un homme tout proche et reconnu le visage qui se penchait sur elle.

- Padrig, tu vas me le payer ! Lança-t-elle en tentant de se libérer mais deux autres aspirants la maintenaient contre le mur.

- Salle trainée…

Sa main glissa entre eux et Léonessa eut un sursaut à son contact contre sa chair. D’un coup de tête, elle l’envoya valser de l’autre côté du couloir. Sur son front, la sueur se mêlait à l’odeur du sang. Blink, dit Padrig le jeune, se toucha la lèvre et elle lut la folie dans son regard. […] Blink vint se coller à la jeune femme pour, de son genou, l’obliger à écarter les jambes. Elle le regardait droit dans les yeux. La peur était loin dans son cœur, la colère la ravageant. Elle respirait fort et se mit à se débattre avec plus de hargne bien qu’elle ne criât à aucun moment. Elle réussit enfin à mordre la main qui lui tenait l’épaule droite. Le garçon s’écarta d’un mouvement et la princesse en profita pour frapper Blink à nouveau. L’autre garçon qui la tenait, s’éloigna de même […] Les deux gaillards détalèrent et Léonessa se retrouva seule avec Blink.

D’un même mouvement, ils se lancèrent l’un sur l’autre. Elle évita son poing et profita de cette position pour se donner de l’impulsion. Elle le projeta en arrière mais il la fit basculer et elle tomba sur le dos. Elle se retournait pour se relever quand il lui agrippa les chevilles. Ramenée vers lui, Léonessa se tourna à moitié pour le frapper. Blink ignora la douleur pour la forcer à revenir et coincée contre lui, elle avait du mal à respirer. Quand il approcha son visage, le sourire aux lèvres, elle réussit à libérer un de ses bras pour lui enfoncer ses doigts dans la gorge, exactement là où Coulma lui avait appris à le faire mais une nouvelle gifle l’assomma.

Elle ne réalisa qu’avec peine le toucher de ses mains, l’une venant l’étrangler et l’autre baissant son froc. Des larmes lui montèrent aux yeux, certes de peur mais aussi d’une intense et sourde haine. Puis il y eut du bruit et de la lumière… Il y eut un fracas et soudain elle put à nouveau respirer. Des silhouettes se jouaient au travers du nouvel éclairage et elle fut soulevée. Léonessa reconnu le parfum de Coulma avant de s’apercevoir qu’elle gisait dans ses bras. En relevant la tête, elle aperçut Jehan et Alexein qui s’occupaient de Blink avec un autre homme qu’elle ne voyait que de dos.




Autre

  • A propos de moi : Rôliste depuis presque 16 ans maintenant, j'ai commencé sur un Jeu de Rôle Textuel médiéval. Les JdR sur table sont venus par la suite et je suis une grande Fan de Pathfinder et L5A. L'Héroic Fantasy est ce que je préfère en général, ce qui a totalement inspiré cet univers.



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Léonessa de Faye Lzoone11
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